Matinée de maintenance du dimanche 4 octobre 2026

Première gestion automnale à la RNBC – dimanche 4 octobre 2026

Une bien agréable matinée nous attendait pour cette reprise de nos gestions ! Temps un peu frais, heureusement sans vent, puis plein soleil, sans l’ombre d’un nuage dans le ciel bleu « Provence ».

Cerise sur le gâteau, nous sommes 17 à nous partager les activités proposées pour cette rentée. Nous les avions listées lors du dernier recensement des coccinelles, le 27 septembre.

Seul bémol, la sécheresse persistante. Les mares « permanentes » sont à sec, à l’exception de celle qui jouxte la ligne SNCB, protégée par son couvert forestier.

Nous accueillons David et Amadeo, la page Internet de Natagora dédiée aux activités a retenu leur attention. Excellent choix !

Après quelques échanges de nouvelles et présentations, on se répartit en 5 petits groupes selon le choix de chacun.e.

Pascal, Bernadette et Etienne se concentrent sur le ramassage des déchets qui, hélas, jonchent régulièrement notre devanture … sacré boulot, ils remplissent surtout des sacs bleus.

Etienne débroussaille également une partie du trottoir.

Jean-Pierre D. et Guillaume s’en vont tout au bout de la Réserve, sécuriser les abords de l’étang (à sec mais très vaseux et … dangereux) à l’aide de gros branchages tronçonnés. Le tracteur se fait aussi tondeuse du long chemin qui mène au bout de la Réserve.

Jean-Pierre C. Et quelques courageux volontaires s’attaquent aux invasifs (surtout les cotoneaster !) et aussi au gros saule bien installé dans la grande roselière. En partie incendiée cet été (!), l’accès en est facilité, les repousses de roseaux étant encore petites.

Eveline, David, Amadeo et Jeremy prennent le chemin vers la carrière nord. Objectif : nettoyer les deux escaliers de leurs ronces et éboulis et dégager la prairie dédiée aux insectes et la petite pelouse calcaire. Mission accomplie. Il reste évidemment du boulot, les « prairies » sont de plus en plus colonisées par le calamagrostis et quelques touffues cépées de saules auxquelles Jeremy s’est déjà bien attaqué !

Des geais nous font un peu de bruitage, quelques rouge-gorges (plus mélodieux …) laissent entendre leur chant d’arrière-saison.

Un peu avant midi tout le monde converge vers les voitures. A quelques uns nous prêtons main-forte pour le transport des bois et arbustes aux énergiques piocheurs près de la roselière.

Le 1er novembre on essaiera de dégager l’autre partie de la roselière, très colonisée par les saules, pompeurs d’eau …

Conversations animées et boisson hydratante, moment très agréable, avant de se quitter.

Tout grand merci à chacun.e pour votre belle énergie, votre superbe humeur et votre fidélité !

Eveline et Jean-Pierre, Conservateurs

Prochaine séance le dimanche 1er novembre – entre 9h30 et 12h30.

Dimanche 27 septembre : 3e recensement des coccinelles

Réserve du Brun Chêne, le 27 septembre 2026 : 10 espèces de Coccinelles !

Troisième recensement de ces sympathiques petits coléoptères : nous sommes 11 volontaires sous un soleil d’arrière-saison dans une réserve encore bien sèche !

Nous commençons par l’esplanade coté falaises pour ensuite remonter vers le plateau herbeux et revenir vers les fours à chaux en descendant le grand escalier.

Premières rencontres, des coccinelles à 7 points (Coccinella 7-punctata), nous en trouverons plus d’une douzaine au cours de cette après-midi ensoleillée. Andrée et sa nièce Alexandra nous dirons en trouver surtout à vue dans les jeunes arbres, saules, cornouillers et bouleaux.

Viendront d’autres espèces : la Coccinelle Arlequin (Harmonia 4-punctata), la Coccinelle à virgule (Exochomus 4-pustulatus), la Coccinelle des friches (Hippodamia variegata), peu répandue en Wallonie. Aussi … une Coccinelle asiatique multicolore (Harmonia axyridis).

Toutes les espèces identifiées sont immédiatement encodées sur le site observations.be grâce à la dextérité des quelques observateurs dont Guillaume, Eliott et Maxime, infatigables chercheurs de ces « petites bébêtes ».

Peu de fleurs restent en cette fin d’été très sec : les thrincies jaunes assez répandues sur l’esplanade caillouteuse, de nombreux solidages encore bien fleuris, quelques mélilots blancs quasi fanés, des inules odorantes (encore petites mais sentant bien le camphre), quelques plants d’aster américaines, … sans oublier les nombreux criquets à ailes bleues qui sautent et s’envolent devant nos pas.

Nous notons que la roselière incendiée début août commence à bien repousser !

Deux zones pelées précédemment (lutte contre le calamagrostis) sont à présent colonisées par des jeunes onagres, reconnaissables à leurs feuilles rougeâtres.

Cinq autres espèces de coccinelles s’ajouteront au palmarès de cette dernière après-midi de recensement : la coccinelle des saules assez rare (Chilocorus renipustulatus), la Calvie à 10 points (Calvia 10-guttata), la Calvie à 14 points (Calvia 14-guttata), deux individus d’une espèce d’une sous-famille, le Rhyzobius chrysomeloïdes,

Guillaume trouve et encode une petite punaise au corps noir et très allongé (généralement mesurant entre 3,1 et 4,6 mm). Ses hémélytres (ailes antérieures) sont de couleur beige ou brunâtre, son nom latin : Dimorphopterus spinolae. Cette espèce est rare et localisée.

Une dernière espèce de Coccinelle sera repérée, 7 individus de celle à 22 points (Psyllobora 22-punctata). Cette dernière trouvaille portera à 10 espèces de coccinelles relevées ce 27 septembre au Brun Chêne, le record pour les 3 séances de recensement faites en 2026 !

Une belle et longue après-midi dans une réserve visitée par de nombreuses personnes qui y trouvent un environnement calme pour leur balade du dimanche.

EK & JPC

Observation des mines et galles le 29 août 2026 – RNBC

Nous sommes une quinzaine pour suivre avec intérêt Jeremy Jaegers, Président des Naturalistes de Charleroi, à la découverte des Galles et Mines d’insectes sur les végétaux de la réserve, réserve encore archi-sèche ! Nous sommes désolés de relever plusieurs endroits de feux allumés volontairement dont un assez étendu dans la roselière principale, nous n’y entendrons plus la rousserolle qui s’était pourtant bien manifestée le 9 août.

Sous le viaduc du R3, notre guide commence par nous donner un peu de théorie.

Une galle (ou cécidie) est une excroissance anormale de tissus végétaux qui se forme sur les feuilles, les tiges, les bourgeons, les fleurs ou les racines d’une plante. Elle est déclenchée par l’intrusion ou l’attaque d’un organisme parasite (le plus souvent des insectes ou des acariens, mais parfois aussi des champignons, des bactéries ou des nématodes). En piquant la plante ou en y déposant des œufs et des substances actives, le parasite force génétiquement le végétal à modifier sa croissance, la plante réagit en fabriquant une « loge » protectrice et nutritive autour du parasite.

Une mine sur végétal désigne généralement une galerie creusée à l’intérieur d’une feuille par la larve d’un insecte parasite (comme une petite mouche ou un papillon), qu’on appelle un insecte mineur ou mineuse. La larve se nourrit des tissus internes de la feuille en naviguant entre les deux faces de l’épiderme, ce qui laisse des traces sinueuses, des taches blanches ou des tunnels transparents caractéristiques.

Nous avons pour consigne de rechercher ces galles et mines sur les plantes indigènes, pas sur les buddleia, cotoneaster, solidage du Canada qui sont des végétaux introduits auxquels nos insectes locaux ne portent que peu d’intérêt.

Voici quelques trouvailles assez spectaculaires :

  1. sur feuille de ronce : une mine très commune en un long couloir élargi à chaque mue de l’insecte, entre 2 nervures secondaires plus coriaces, Stigmella aurella
  2. sur feuille de frêne : un autre type de mine, en tache aux formes arrondies, trace laissée par la larve d’un micro-lépidoptère, Gavillaria siringella
  3. en bout de rameau de saule, la rose des saules, un ensemble de plusieurs dizaine de feuilles raccourcies et ramassées en rosette due à la ponte d’un petit diptère Rhabdophaga rosaria
  4. sur la feuille de l’érable sycomore, une petite boule au revers due à l’action d’un petit hyménoptère, Pediaspis aceris
  5. sur feuille d’aulne, une série de petits trous de 4-5 mm de diamètre dus à un autre microlépidoptère Incurvaria pectinea
  6. plus rare, sur centaurée, une galle de feuilles déformées en une sorte de petit palmier due à un acarien, Aceria grandis (la galle du site selon notre guide !)
  7. sur églantier, un beau bédéguar, la galle la plus étudiée, due au départ à une sorte de petite guêpe, Diplolepis rosae, suivie ensuite par d’autres arthropodes qui ne savent pas induire ces tumeurs végétales mais qui savent profiter au maximum de celles existantes
  8. dans la tige du phragmite aux entre-noeuds télescopés, se loge la larve d’une mouche Lipara lucens qui s’entoure d’une chambre lignifiée dont elle pourra sortir grâce à un champignon dévoreur de lignine dont les spores auront été introduites lors de la ponte initiale
  9. sur feuille de saules, des protubérances rougeâtres due à Pontania proxima, insecte de la famille des tenthrèdes
  10. sur feuille de noisetier, une très belle mine argentée reconnaissable entre mille, mine épidermique sur la face supérieure due à Phyllonorycter coryli, un micro-lépidoptère de nuit
  11. à l’angle de 2 nervures sur feuille d’érable champêtre, une galle en forme de grosse verrue due à un acarien, Aceria macrochela
  12. un renflement allongé sur tige de ronce à l’intérieur de laquelle peut se trouver une dizaine de larves d’une petite guêpe Diastrophus rubi
  13. sur feuille de ronce, des petites taches jaunâtres dues à une rouille, un champignon nommé Kuehneola uredinis qui va jusqu’à trouer la feuille de part en part
  14. …

La liste complète des observations faites lors de cette sortie atteindra une bonne trentaine de galles et mines, toutes postées sur le site observations.be.

La Réserve Naturelle du Brun Chêne s’enrichit ainsi d’années en années pour atteindre plus de 1189 espèces enregistrées au moment de rédiger ce petit résumé.

Impressionnant !

Une belle journée, un très grand bravo à Jeremy pour ses connaissances et sa simplicité à les partager à notre petite troupe admirative.

Textes et photos : EK & JPC

Dimanche 9 août : 2ème recensement des coccinelles

Deuxième recensement de ces « bêtes à Bon Dieu » à la demande de Natagora, nous sommes 10 volontaires sous un soleil voilé (avec quelques gouttes même) dans une réserve archi-sèche ! Il ne pleut quasi plus depuis des semaines, les records de 1976 sont dépassés … !

Equipés comme le 24 mai (voir le compte-rendu sur le site internet), nous décidons de commencer par le bout de la réserve tout au nord. Nous y trouvons un grand saule couché par le dernier tourbillon de vents violents du printemps, son tronc croqué affalé dans cet étang situé le long de la ligne 132. L’eau est disparue mais de la vase subsiste, nous décidons d’y replacer la bande jaune et noire signalant qu’il ne faut pas aller s’y « promener ».

A cet endroit, nous sommes près du roncier non visité lors de la première recherche de coccinelles, on n’y trouve rien. François nous rejoint avec une coccinelle à 14 points (Calvia 14-guttata – imago) trouvée dans les arbres sur le circuit jaune. Cette Calvia 14-guttata … une vedette car nous en collecterons une quinzaine d’individus pendant le reste de l’après-midi !

Philippe trouve un orvet bien caché à l’abri sous l’écorce d’un tronc de bois mort.

Ensuite, nous revenons dans le long chemin longeant la ligne 132, c’est là que nos recherches seront plus fructueuses.

Plusieurs espèces de coccinelles seront observées : une Calvia à 10 points (Calvia 10-guttata), un individu à 7 points (Coccinella 7-punctata), beaucoup d’autres à 14 points (Calvia 14-guttata – imago et larve), une coccinelle à 16 points (Halyzia 16-guttata), la petite coccinelle orangée à 12 points (Vibidia 12-guttata) et plusieurs coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis). Pour terminer, nous capturons la trouvaille de la sortie, la coccinelle des saules assez rare (Chilocorus renipustulatus). Au total, ce sera donc 7 espèces de coccinelles que nous aurons identifiées et enregistrées sur observations.be, résultat satisfaisant vu la sécheresse partout durant cet été 2026.

Pendant notre balade dans la Réserve nous observerons bien d’autres petits animaux encore : en plus de l’orvet, des criquets à ailes bleues, une punaise arlequin, un cigarier, une argyope fasciée, un collier de corail, un conocéphale, l’hélice cerise, une malachie rousse, une étrange larve se baladant cachée sous un amas de débris végétaux en guise de camouflage, de nombreuses araignées, punaises et opilions également, …

Sans oublier la rousserolle effarvatte qui chantera encore un peu dans la grande roselière pour nous saluer sur notre retour.

En résumé, une seconde belle séance d’entomologie, plutôt studieuse et très agréable dans une réserve archi-sèche … et sans archiduchesse 🙂

Rapporteur : JPC

Matinée de maintenance du 7 juin 2026

Matinée douce et ensoleillée, cadeau de la météo pour cette dernière séance avant la trêve estivale. Les mares sont bien en eau après les pluies de ces derniers jours. Super pour les amphibiens !

Petit briefing habituel, nouvelles de nos premiers relevés « coccinelles », 7 espèces dont quelques unes pas si fréquentes. Et de la rédaction de notre plan de gestion, qui sera bientôt soumis aux avis du Comité de gestion.

Allez on s’y met, treize paires de bras pour que la Réserve puisse passer un bel été :

  • Nettoyage devant le talus (ah ces déchets … !)
  • Arrachage de petits ligneux dans les grandes gravières, au-delà des roselières. Le terrain doit rester bien ouvert pour accueillir criquets, calamites et libellules, pour qu’ils puissent se dorer au soleil ou … chasser !
  • Arrachage ou coupe à la base d’une bonne série de peupliers américains … ils sentent bon (peupliers dits « baumiers » mais sont terriblement envahissant car ils émettent de longs rhizomes …).
  • Coupe de ronces. Bien qu’indigènes et porteuses de délicieuses mûres, elles s’invitent un peu trop en certains endroits …
  • Suite de l’arrachage de calamagrostis sur l’esplanade au-delà de la roselière est. Energiques coups de pioche et vigoureux ratissage à la fourche courbe. Une sacrée touffe laisse place à un sol vierge, juste à côté du panneau « rousserolle », notre petit oiseau emblématique, dont le chant un peu grinçant se fait enfin entendre.
  • Après une minutieuse observation d’une zone précédemment « nettoyée » , l’équipe y fait une « repasse » : quelques repousses de cette graminée sont enlevées manuellement, laissant plusieurs herbacées libres de fleurir !
  • Gestion de quelques invasifs derrière les grands fours à chaux et observation des allées et venues du faucon crécerelle, bien présent cette année !

Un peu avant midi on range gants et outils pour s’en aller chez Etienne et Véronique, qui nous accueillent depuis quelques années pour un délicieux et convivial barbecue dans leur jardin.

Encore un tout grand merci à vous deux !

Merci aussi aux courageux cuiseurs et à tous ceux et celles qui nous ont gratifié de goûteuses salades et merveilleux tartes et gâteau !!! On s’est vraiment régalés … on a papoté, échangé et ri jusque bien tard dans l’après-midi, en plus la météo est restée sèche, juste un peu venteuse.

Excellentes vacances à tou.te.s et …

Eveline et Jean-Pierre, joyeux conservateurs !

Rendez-vous le dimanche 4 octobre pour une première gestion automnale.

Prenez grand soin de vous !

Dimanche 24 mai : recensement des coccinelles

Premier recensement de ces « bêtes à Bon Dieu » à la demande de Natagora, nous sommes 10 volontaires sous un soleil très très présent. Equipés de chapeau et de réserve d’eau mais aussi de livrets d’identification, de loupes, de smartphones, d’appareils photo, … bref, tout ce qui est nécessaire dont filets fauchoirs, parapluie japonais, parapluie tout court, petits flacons transparents, boites de Petri en plastique remplies d’un doux matelas de papier absorbant pour « coincer » les petites animaux turbulents, …

Sur l’esplanade, entre les 2 sites de fours à chaux nous trouvons une coccinelle à 16 points (Halyzia 16-guttata), nous faisons une pause autour de la trouvaille pour ouvrir nos clés d’identification, pour faire des clichés de la Belle dont certains seront postés sur observation.be (site à visionner !). Identification rapidement confirmée : l’animal vient s’ajouter à plus de 1100 espèces déjà encodées pour le site du Brun Chêne. Les filets récoltent de nombreuses araignées, des chrysomèles du saule à divers stades, un hétéroptère noir, le petit Coptosome globuleux, des chenilles arpenteuses, des punaises, etc.

Par la suite, plusieurs espèces de coccinelles seront observées : une à 7 points (Coccinella 7-punctata), une à 14 points (Calvia 14-guttata – imago et larve), la petite coccinelle orangée à 12 points (Vibidia 12-guttata), une espèce d’une sous-famille, la Rhyzobius chrysomeloïdes, plusieurs coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis), et une Calvia à 10 points (Calvia 10-guttata).

Au total, lors de cette sortie au Brun Chêne, nous aurons identifié 7 espèces de coccinelles. Cela parait peu mais au final c’est très prometteur au vu de ce que nous avions relevé (7 aussi) lors de la séance de formation avec Adrien Sevrin à la réserve du Baquet non loin de Givet le 25 avril où 3 volontaires de MsM étaient présents.

Pendant notre balade dans la Réserve nous observerons bien d’autres choses encore : un petit papillon Argus vert, un Alyte au chant, des têtards de crapaud Calamite, une grande sauterelle verte, un Tétrix des vasières, des épervières orangées, un Macaon, … Avant de quitter le lieux, un beau spécimen de papillon de nuit adulte, une Grande queue fourchue (Cerura vinula) posée au soleil se laissera observer à notre guise sans broncher.

Une belle après-midi dans une excellente ambiance dans une Réserve bien au calme malgré la présence de nombreux visiteurs dans le site pourtant privé du Rocher Lombot de l’autre côté de la rue du Pont-à-Nôle !!!

Rapporteur : JP