Nous sommes une dizaine à fureter dans les herbes et les broussailles, à la recherche des petits Batraciens emblématiques de la Réserve (Alytes et Calamites), ainsi que des insectes et papillons qui voudront bien se laisser identifier. François est venu avec son grand parapluie blanc. Mais la récoltes de « biloulous » n’est pas terrible … vu la météo grincheuse des derniers temps. Heureusement le soleil bien présent en fin de matinée nous ramène l’été.
Par contre les batraciens sont bien au rendez-vous, grâce aux bonnes pluies des dernières semaines, qui ont rendu du peps aux mares temporaires. Quelques grenouilles vertes sont aussi présentes dans la mare « forestière » qui jouxte la ligne sncb, elles plongent en entendant nos pas sur le sentier.
Au total, 43 batraciens ont été recensés au cours de la sortie. Ces populations sont supérieures à celles dénombrées en 2023 (26 individus) mais inférieures à celles de 2024 (117 individus). Cette diminution des effectifs par rapport à 2024 est certainement due aux conditions climatiques extrêmement sèches du printemps, 2024 ayant été particulièrement humide, et à la saison plus tardive des inventaires (juin pour 2023 et 2024).
Sans surprise, les espèces les plus abondantes sont l’Alyte accoucheur et le Crapaud calamite, qui cumulent à eux deux près de 75% des observations. Notons la présence d’une belle colonie de têtards de Crapaud calamite dans la grande mare près des fours à chaux. Le Triton alpestre referme le trio de tête avec près d’un cinquième des observations. Les derniers batraciens découverts sont un Triton ponctué et deux Grenouilles vertes.
La principale population de batraciens se retrouve aux alentours des grands fours à chaux mais une population conséquente est également présente sur la prairie à papillons.
Nous notons aussi quelques espèces dites « patrimoniales » de végétaux, tels que le petit Lin purgatif, l’Érythrée petite centaurée, la Petite pyrole et l’Epipactis helleborine. L’Erythrée petite centaurée est présente en une grande tache de plus de 150 individus. Deux stations de Petites pyroles ont été identifiées, comptabilisant ensemble près de 14 m². Seules deux Epipactis helleborine ont été recensées mais les milieux forestiers ont été peu prospectés. Par contre plus trace des orchidées qui ont décidé de se faire discrètes …
Nous constatons aussi que les Calamagrostis epigéjos (grandes Poacées) ont encore étendu leur aire, grâce à leurs diaboliques rhizomes et leurs denses racines qui font comme un feutre, empêchant d’autres espèces de s’installer.
Des peupliers américains ont aussi essaimé, des nouvelles pousses émergeant de leurs rhizomes traçants. Il y aura du boulot à la rentrée !!!
La météo restera plus que correcte, tout au long de la matinée, malgré les prévisions de l’IRM qui nous promettait quelques draches …
Merci encore à chaque participant, chacun ayant apporté son intéressante contribution à ces relevés, certes incomplets mais fournissant de précieuses indications concernant la biodiversité , ainsi que pour les futures gestions.
Eveline et Jean-Pierre — Conservateurs
Julien – Rapporteur « observations »